vendredi 03 avril 2009

Jeudi 26 mars 2009

Le vieillissement de la population et l’augmentation de la proportion des retraités par rapport aux actifs mettent à rude épreuve l’équilibre financier des régimes de retraite.  

Le déséquilibre démographique est accentué par :

-        l’arrivée à la retraite des premières générations du baby- boom ;

-        le dispositif des retraites pour carrières longues issu de la réforme des retraites de 2003 qui autorise un départ en retraite dès l’âge de 55 ans pour les personnes en situation de handicap et 56 ans pour les autres ;

-        le ralentissement de la croissance de la masse salariale particulièrement accentué du fait de la crise ;

      -   le retournement du marché de l’emploi avec un taux de chômage  en forte hausse.

  

Tous ces facteurs ont des conséquences sur l’évolution financière des régimes complémentaires obligatoires.

  

Etat des lieux et projections  de l’AGIRC, de l’ARRCO  et  de l’AGFF

L’état des lieux est réalisé en utilisant les chiffrages élaborés par les services AGIRC/ARRCO.

 

La situation financière globale intègre outre les résultats de l’Agirc et de l’Arrco, les résultats de l’AGFF[1] qui permet au retraité de percevoir ses pensions de retraites AGIRC et /ou ARRCO à taux plein dès lors qu’il a liquidé sa retraite de base et ce depuis 1981.

   

Année

solde

2008

2010

2020

2030

1,5

-1,7

-7,4

-13,9

 

 

Les régimes sont équilibrés en 2008 avec un solde de 1,5 milliards d’euros. Mais l’équilibre est  précaire et bascule en déficit de 1,7 milliards d’euros dès 2010 pour atteindre 13,9 milliards d’euros en 2030. Cette dégradation oblige à puiser dans les réserves des régimes, ce qui ne peut apporter une réponse pérenne au problème du financement  à long terme.

 

Les besoins de financement de l’Agirc et de l’Arrco et les solutions possibles

 

Si l’on cumule l’ensemble des déficits annuels Agirc / Arrco, ces régimes connaîtront  un besoin de financement de

 

- 13 milliards d’euros sur la période 2007/2015

- 155,5 milliards sur la période 2007/2030.

 

Pour résorber ces déficits, seuls quatre leviers d’action sont  possibles selon les chiffrages du GIE Agirc/Arrco.

          

- le niveau des pensions de retraite

Si on ne fait rien, à terme, il faudrait baisser les retraites d’environ 20 % pour équilibrer les régimes à l’horizon 2030.

  - la durée d’assurance

 Si on prolongeait les règles du régime général en allongeant  la durée d’assurance jusqu’à 172 trimestres soit 43 ans, les régimes Agirc /Arrco ne seraient pas équilibrés en 2030. Il resterait un déficit de 96,7 milliards d’euros sur la période 2007/2030.

  - l’âge de départ à la retraite

Si on reculait progressivement l’âge de départ en retraite d’un trimestre par an à compter de 2010 pour atteindre 65 ans en 2029, l’équilibre  ne serait retrouvé qu’en 2025. 
- le niveau des taux des cotisations

Si on augmentait les cotisations Agirc et Arrco en moyenne d’1,2% des salaires, le déficit serait résorbé.

   

Les pistes à privilégier

  Pour un départ à 60 ans, les salariés rémunérés au SMIC tout au long de leur carrière parviennent à un taux de remplacement de 64 % du SMIC.

Ce taux de remplacement s’élève à 60 % pour les non cadres et à 50 % pour les cadres.

Pour un départ à taux plein donc généralement au-delà de 60 ans, le taux de remplacement passe 80 % pour les salariés rémunérés au SMIC, à  74% pour les non cadres et à 68% pour les cadres.

Sans mesure corrective, ce taux de remplacement se dégrade encore en 2025 ce que la CFE-CGC refuse.

 

Pour répondre à l’objectif prioritaire de stopper la baisse des retraites à court terme et de les augmenter à moyen terme, il est donc incontournable d’envisager une action simultanée sur les paramètres âge et taux de cotisation afin de répartir les efforts de manière équitable entre les générations.

 

Arrivé plus tardivement sur le marché du travail du fait de période d’études,  le personnel de l’encadrement est de facto amené à travailler au-delà de 60 ans pour obtenir sa retraite de base à taux plein.  La réflexion sur le recul de l’âge de la retraite à taux plein dans les régimes complémentaires s’impose de fait.    

La situation des chômeurs et des invalides âgés doit cependant faire l’objet de mesures spécifiques.

 

Une augmentation parallèle du taux de cotisation est toutefois inévitable pour endiguer le déficit et consolider le niveau des retraites.

 

La réflexion sur la combinaison des paramètres s’impose dans les choix pour défendre le niveau de vie des futurs retraités.



[1] AGFF : Cette Association pour la Gestion du Fonds de Financement de l’ARRCO et de l’AGIRC, vient se substituer à l’ASF le 1er avril 2001. Cette association régie par la loi du 1er juillet 1901 a pour objet de proroger les conditions de financement du surcoût pour l’ARRCO et l’AGIRC de la liquidation de la retraite à partir de 60 ans, voir 55 ans ( pour les retraites pour carrières longues des personnes en situation de handicap) ou 56 ans pour les retraites pour carrières longues.

 

jeudi 26 mars 2009

La négociation conclue le 23 mars 2009 préserve pour 2009 et 2010 le dispositif AGFF indispensable pour un départ à la retraite à 60 ans sans abattement à l’AGIRC et à l’ARRCO.

Cela est bien le seul point positif du projet d’accord car pour ce qui concerne l’équilibre financier des régimes de retraites complémentaires et le maintien des niveaux de pensions, tout reste à faire !

 

Pour la CFE-CGC, la priorité est de stabiliser les rendements AGIRC/ARRCO voire de les augmenter. Cela nécessiterait pour le moins une hausse des taux de cotisations entreprises et salariés dès 2010.

Les employeurs refusent ce schéma ou plutôt le conditionnent à un engagement des partenaires sociaux sur le report de l’âge de départ en retraite complémentaire indépendamment de l’âge de départ du régime général.

Moyennant quoi, tous les leviers sont bloqués ce qui implique :

 

-        pour les actifs, la poursuite de la baisse du niveau de leur future retraite ce qui est inadmissible notamment pour les jeunes générations ;

 

-        pour les gestionnaires des régimes,  l’accroissement des déficits et un fort prélèvement sur les réserves de l’AGIRC et l’ARRCO ;

 

-        pour les partenaires sociaux, la certitude de se retrouver à la fin 2010 en face d’une équation aussi difficile à résoudre qu’aujourd’hui avec encore moins de marge de manœuvre.

 

                                                                                                       

La CFE-CGC aurait souhaité plus de courage de la part de tous les acteurs lors de ces négociations 2009.

L’avenir de nos systèmes de retraite exigera en 2010 d’expliquer qu’une logique d’efforts partagés est incontournable pour préserver la pérennité des régimes et le niveau de vie de nos futurs retraités.

 

Mardi 24 mars 2009

Les premières réunions de négociations auront lieu les 1er et 2 avril 2009 sur le site de Bourges.
- 1er avril 2009 à 14h00: réunion sur la transparence (modalités d'application de l'accord de politique salariale 2008)
 

- 2 avril 2009 à 9h00: 1ère réunion sur l'accord d'entreprise

Nous vous tiendrons au courant du planning des réunions à venir ainsi que de l'avancement des négociations par tract ainsi que sur ces pages.

mardi 24 mars 2009

L’ampleur du mouvement de mobilisation du 19 mars est quasiment sans précédent…depuis le CPE. Les salariés du secteur privé en très grand nombre ont rejoint ceux de la fonction publique pour dire leur malaise devant les conséquences de la crise surtout en matière d’emploi et de pouvoir d’achat.

 

Ce vaste mouvement de protestation induit une responsabilité particulière pour les huit organisations réunies en intersyndicale. Au-delà des sensibilités particulières et de la récupération politique toujours indésirable, la réunion du 20 mars 2009 a maintenu la cohésion intacte, face au mutisme du Premier ministre et aux provocations de Madame Parisot.

 

Des pistes d’actions nouvelles ont été évoquées, listées et seront définitivement décidées à l’issue de la prochaine intersyndicale du 30 mars prochain après débat dans les différentes instances.

 

La CFE-CGC, se doit d’être à l’écoute de tous, tout en stigmatisant ses revendications spécifiques et notamment le concept de revenu net disponible.

Merci à tous pour votre mobilisation.

VOTEZ CFE-CGC

 

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Ecrivez nous à l'adresse suivante :
cfecgc.roxel@gmail.com

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